Six caisses pour tout l’argent de votre association.
Chaque caisse a un rôle précis. Voici, pour chacune, à quoi elle sert, comment elle fonctionne et un exemple avec des chiffres. Les montants sont des exemples : chaque association fixe ses propres règles.
Chacun verse la même somme, chacun reçoit la cagnotte à son tour.
C’est la caisse la plus connue. Tous les participants versent le même montant à chaque tour. À chaque tour, l’un d’eux reçoit toute la cagnotte. Quand tout le monde l’a reçue, le cycle est fini.
Comment ça marche
- Un rythme à elle. La tontine peut tourner à chaque séance, ou une fois par mois même si l’association se réunit chaque dimanche.
- Qui reçoit la cagnotte ? Au choix de l’association : dans un ordre fixé d’avance, par tirage au sort, ou aux enchères.
- Les enchères. Celui qui a besoin de l’argent tout de suite propose de laisser une petite somme. Celui qui laisse le plus gagne le tour. On peut enchérir dans la salle ou depuis son téléphone, à l’étranger.
- Les retards. Un participant qui ne paie pas à temps reçoit une pénalité, selon le barème de l’association.
- Les dettes d’abord. Quand un membre reçoit la cagnotte, ce qu’il doit encore (retards, pénalités, sanctions) est retenu dessus. Il repart sans dette.
- À la fin du cycle, l’argent des enchères et des pénalités est partagé entre tous les participants, après la part de l’association qui va à la réserve centrale. On peut ensuite relancer un nouveau cycle aux mêmes conditions, en un geste.
La tontine de 10 000 FCFA par mois
10 membres versent 10 000 FCFA chaque mois. Chaque mois, la cagnotte est de 100 000 FCFA. Le cycle dure 10 mois.
En mars, Brice a besoin d’argent pour la rentrée de ses enfants. Il propose de laisser 5 000 FCFA, plus que les autres : il gagne l’enchère.
Les 5 000 FCFA restent dans la caisse. À la fin des 10 mois, les enchères et les pénalités font 25 000 FCFA. L’association prend sa part (10 % ici), le reste est partagé entre les 10 participants, Brice compris.
On met de côté ce qu’on veut, et son argent travaille en prêts.
Chacun dépose ce qu’il veut, quand il veut, sans minimum. Pendant l’année, l’argent de la caisse est prêté aux membres qui en ont besoin. Les intérêts de ces prêts deviennent des bénéfices, partagés entre les épargnants.
Comment ça marche
- Libre. On épargne à son rythme : 1 000 FCFA une semaine, 20 000 FCFA le mois suivant.
- Des prêts aux membres. Un membre peut emprunter à la caisse, avec un taux d’intérêt fixé par l’association. Avant de demander, ARYA lui montre exactement combien il rendra.
- Les bénéfices se partagent selon la règle de l’association : selon ce que chacun a prêté, ou selon combien et depuis combien de temps chacun a épargné. Dans ce cas, 10 000 FCFA déposés en janvier rapportent plus que 10 000 FCFA déposés en novembre.
- À la fin de l’exercice (en général à l’assemblée générale), chacun récupère son épargne et sa part des bénéfices.
- On peut continuer. Chacun choisit dans l’application ce qu’il laisse pour l’année suivante : tout, une partie ou rien.
Paul épargne, Marie emprunte
Paul dépose 5 000 FCFA chaque semaine. En un an, il a mis de côté 260 000 FCFA.
En avril, Marie emprunte 100 000 FCFA à la caisse pour son commerce, sur 3 mois, au taux de 2 % par mois. Avant de valider, l’application lui montre ce qu’elle rendra :
Les 6 121 FCFA d’intérêts sont un bénéfice de la caisse. À l’assemblée générale, Paul récupère ses 260 000 FCFA et sa part des bénéfices. Il décide d’en laisser 100 000 FCFA pour l’année suivante : on lui verse le reste.
Les membres financent le projet de l’un d’eux, et partagent le bénéfice.
Un membre a un projet : acheter un moulin, un taxi, un stock de marchandises. Il demande à l’association de le financer et s’engage à rembourser plus qu’il n’a reçu. Les membres qui ont investi se partagent ce surplus.
Comment ça marche
- Le porteur propose son projet dans l’application : le montant, la date limite de la collecte, son plan de remboursement et ses documents. Il paie des frais d’étude, qui vont à la réserve centrale.
- Un comité l’étudie, et le commissaire aux comptes accepte ou refuse, toujours avec une explication.
- Chacun investit ce qu’il veut, le porteur compris, jusqu’au montant demandé.
- Si la collecte n’est pas complète à la date limite, le porteur choisit : prendre ce qui a été collecté, ou annuler. S’il annule, chacun est remboursé tout de suite.
- Le porteur rembourse selon son plan. Tout ce qu’il verse au-delà du montant reçu est le bénéfice.
- À la fin, chaque investisseur récupère sa mise et sa part du bénéfice, selon ce qu’il a investi, après la part de l’association.
Le moulin à maïs de Samuel
Samuel demande 1 000 000 FCFA pour un moulin. Il propose de rembourser 100 000 FCFA par mois pendant 12 mois.
Samuel investit lui-même 200 000 FCFA, Awa 500 000 et Éric 300 000. À la fin, l’association prend 10 % du bénéfice (20 000 FCFA). Les 180 000 FCFA restants se partagent selon les mises :
Une réserve personnelle, qui protège le membre et l’association.
Chaque membre a son propre fonds d’assurance. C’est son argent. L’association fixe un minimum, le même pour tous. Ce fonds sert de garantie : si un jour le membre ne peut pas payer, l’association n’est pas perdante.
Comment ça marche
- Il se remplit tout seul. Avant de verser de l’argent à un membre (une cagnotte, des bénéfices…), ARYA vérifie son fonds. S’il est sous le minimum, il est complété sur ce que le membre reçoit.
- On peut faire plus. Un membre peut déposer au-dessus du minimum, pour être plus tranquille.
- Il garantit. Une échéance de projet impayée, ou un prêt à solder en fin d’année, peut être réglée avec le fonds d’assurance du membre.
- Il peut secourir une tontine ou une caisse sociale, si l’association le désigne comme caisse de secours.
La cagnotte de Brice
L’association a fixé le minimum à 25 000 FCFA. Le fonds de Brice n’en contient que 15 000. Il lui manque 10 000 FCFA.
Brice reçoit la cagnotte de la tontine, 100 000 FCFA. Avant de la lui verser, ARYA complète son fonds :
Les 10 000 FCFA ne sont pas perdus : ils sont dans son fonds, qui atteint maintenant 25 000 FCFA. C’est toujours son argent.
L’argent de l’association elle-même.
La réserve centrale n’appartient à aucun membre : elle appartient à l’association. C’est elle qui paie les fêtes, les dons et le matériel. ARYA la crée avec l’association, et chacun peut voir ce qui y entre et ce qui en sort.
Ce qui y entre
- Les sanctions : absence, retard à la séance, désordre, selon le règlement de l’association.
- La part de l’association sur les caisses : enchères et pénalités des tontines, bénéfices des prêts et des projets.
- Les frais d’étude des projets d’investissement.
- Les recettes : location des chaises ou de la bâche, services, subventions.
- Ce qui revenait à un membre parti (sa part des enchères ou des bénéfices), pour que son départ ne lèse ni n’enrichisse personne.
Ce qui en sort
- Les dépenses décidées par l’association : réceptions, œuvres sociales, achat de matériel.
Une année de la réserve
Sur l’année, la réserve d’une association a reçu :
À l’assemblée générale, l’association achète une sonorisation à 150 000 FCFA. Il reste 45 000 FCFA dans la réserve, et chaque membre peut voir où est passé chaque franc.
Vos caisses, avec vos règles.
Montants, taux, pénalités, rythme, part de l’association : chaque association règle ses caisses comme elle a l’habitude. Montrez-nous les vôtres, nous les installons avec vous.
Demander une démonstration arya@orbit-tech.net
ARYA
Tous ensemble, quand un membre vit un événement.
C’est la caisse de la solidarité. Elle s’ouvre pour un événement (un deuil, une naissance, un mariage) ou pour une dépense qui revient (la location d’un terrain, une fête). Tous les membres actifs participent.
Comment ça marche
Le deuil de Jean
Le père de Jean est décédé. L’association ouvre une caisse sociale de 300 000 FCFA. Elle compte 40 membres actifs.
Le jour de la remise, 3 membres n’ont pas encore payé. La caisse de secours avance leurs 22 500 FCFA. Jean reçoit bien ses 300 000 FCFA. Les 3 membres remboursent ensuite la caisse de secours.